6 février 2015

Glowing fait le portrait de Fanny Liautard













Fanny Liautard serait-elle une bonne fée, logée dans un atelier magique de la rue Saint Florentin près de la Concorde ? Tout porte à le croire. Elle nous accueille avec un grand sourire, une couronne tressée ornant sa coiffure. Après quelques pas, nous entrons dans l’antre de la créatrice de robes de mariées sur mesure et d’habits haute couture (des robes de mariée de soirée, de cocktail, manteaux, lingerie, tailleurs…). De superbes robes habillent les mannequins, tout en dentelles et broderies raffinées. Posées contre le mur, quelques esquisses emportent notre imaginaire dans l’univers de contes romantiques, où pour une fois, nous pourrions en être la princesse.
D’une voix douce et enveloppante, Fanny Liautard nous décrit son univers tout en nous offrant le plus beau des cadeaux, son dessin de la femme Glowing.


Comment imaginez-vous la femme Glowing ?
Elle a une certaine légèreté, elle n’a pas besoin de s’imposer par la force, car elle est.
Sa présence suffit. La femme Glowing est à l’opposé, tout en finesse et élégance.


Quelle est votre définition, justement, de l’élégance ?
L’élégance, qu’elle porte sur une personne ou sur un objet, se remarque par sa pureté, sa beauté, sa justesse. C’est un état d’esprit, un comportement, un sens de l’esthétique, un raffinement qui va à l’essentiel.


Qu’est qui vous plaît dans la haute couture ?
Ah… ce monde de création est le plus complet et le plus abouti. On peut réaliser des accessoires, des parfums pour accompagner, mais la création d’un vêtement est le plus artistique des métiers. Ce mode d’expression me plaît. J’ai choisi cette voie car créer un vêtement implique d’accompagner la femme dans sa vie, de participer à la beauté de son corps. J’adore créer, je suis faite pour cela !


Quelles matières chérissez-vous ?
Mes matières de prédilection sont les matières naturelles surtout, comme la soie, le cachemire, le lin. Mais certaines matières techniques comme le polyester permettent d’obtenir un voile extraordinaire de légèreté, et ce type de tissu contemporain créatif et novateur m’intéresse. La robe se déplace avec un léger décalage, à l’image des volutes de fumée… J’aime aussi beaucoup les dentelles et les broderies, sur lesquelles des pierres de rocailles, des perles cousues apportent un résultat très raffiné.


Qu’est ce qu’une belle silhouette ?
Lorsque la robe ou l’habit correspond totalement à la personne, à sa morphologie, et sa personnalité, alors la silhouette est belle. Juste ces deux mots, « correspondre totalement », veulent dire beaucoup de choses. Si la personne exprime son style, elle affirme sa personnalité. La recherche de justesse et de perfection est primordiale.


Au départ, c’est un travail de création, d’imagination, de recherche. Une recherche d’équilibre et d’esthétique. Si c’est une création pure, cela fait appel à l’imaginaire ; je me raconte beaucoup d’histoires et j’en habille les personnages. Si c’est une création sur mesure, je travaille sur le ressenti, la sensibilité, la personnalité, ce que dégage la personne ; je suis influencée jusqu’à la couleur de la peau. Tout compte. La nuance de blanc également, pour les robes de mariée. Ensuite, lorsque j’ai a trouvé cette adéquation, je fais appel aux fournisseurs de matières et de savoir-faire : brodeurs, denteliers, plumassiers… La première personne qui travaille sur la création est la modéliste, qui moule la toile de coton sur le mannequin de travail établi aux dimensions exactes de la cliente, pour en étudier le tombé. On établit alors les premières lignes de construction, comme un architecte.
L’une de mes spécificités est de travailler sur le biais, je ne travaille jamais le tissu de façon droite, ce qui apporte une touche différente dans le tombé de mes vêtements. Je cherche sans cesse à me rapprocher de la perfection, la perfection de la silhouette, qui est celle d’une femme à un moment de sa vie.



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