9 décembre 2013

"Quand le flou est un art"

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 Insolite et unique




  Fanny Liautard créatrice haute couture





Délicatesse, élégance et féminité s'impose à la seconde ou Fanny Liautard ouvre la porte de son atelier installé entre la place de la concorde et l'église de la Madeleine.
D'immenses bouquets de roses blanches,des chandeliers de cristal reposent sur la cheminées d'une pièce au volumes et décorations de style haussmannien.

Très tôt, la jeune fille savait qu'elle était "artiste": elle souhaitait écrire, peindre ou sculpter!
Grâce à un reportage découvert lorsqu'elle était adolescente, sa vocation s'est imposée malgré le peu d'enthousiasme familial. La haute couture a comblé tous ses désirs en étant le plus sensuel de tous les arts.

Après une formation à la chambre syndicale de la couture parisienne,Fanny fait ses armes dans l'atelier haute couture d'Hubert de Givenchy.
Elle participe ensuite à la création de collections de mode couture, prêt- à -porter et de plusieurs lignes de lingeries de luxe,puis se lance en 1985.

La créatrice voue une passion au flou et à la technique du biais qui donne l'illusion de matières liquide ou aériennes dansant avec le corps des femmes qu'elle habille.Isadora Duncan pourrait être une référence car, si les matières bougent autour du corps,les femmes qui les portent deviennent des danseuses.

Il faut dire que les robes réalisées par Fanny Liautard le sont pour les grands moments de la vie ou encore pour le cinéma, l'Opéra... Ses matières préférés sont les crêpes de soie, la mousseline, les dentelles de Chantilly ou de Calais.

Pour créer la robe dont rêve la cliente, il faut d'abord entrer en sympathie avec elle, découvrir ses désirs cachés, son intimité. "Je dois attraper le fil de la sensibilité et interpréter la poésie de chacune",  dit Fanny  pour résumer le besoin de tisser un lien avec ses clientes.
Tout du dessine à la finition, est réalisé dans l'atelier à deux, avec Manith, sa complice depuis plus de 20 ans. Brodeurs, plisseurs, plumassiers, paruriers... travaillent en collaboration avec la créatrice.

Et si Fanny pare la plupart du temps de jeunes femmes heureuses sur le point de se marier, elle déclare avec un aplomb tout en douceur qu'il n'y a pas besoin de convoler pour porter une jolie robe. Nostalgie peut être d'une époque plus festive ou bals et fêtes se faisaient moins rare?








Extrait du livre le temps traversé /  Vingt ans de métiers d'art /  Les Grands Ateliers de France

Ecrit par: Catherine Lauhère Vigneau
Photos: Jacques Boulay